Première publication : 07/04/2022
Dernière mise à jour : 29/07/2025
Vous apprendrez dans cet article :
- La preuve de travail présentée comme “énergivore” et néfaste à l’environnement tandis que la preuve d’enjeu serait une technologie verte et vertueuse, est une affirmation réfutable.
- La monnaie peut être définie comme une représentation d’une énergie passée (preuve de travail) ou future (promesse de travail).
- Les surplus sont consubstantiels aux énergies renouvelables. Le protocole Bitcoin permet de les monétiser et d'améliorer la rentabilité des énergies renouvelables.
Par Pierre Noizat, co-fondateur et PDG de Paymium,
Entrepreneur Bitcoin à temps plein depuis 2011, codeur, évangéliste de l'Internet de la valeur.
Cet article a été publié pour la première fois sur e-ducat.
Extrait :
Comme vu précédemment, la différence entre énergie et information est fondamentale: l’information se copie alors que l’énergie se conserve.
Avec la monnaie papier ou Bitcoin, la monnaie est une représentation de l’énergie sous forme d’information (preuve ou promesse d’énergie). Si je donne l’information à quelqu’un je l’ai encore après l’échange : il faut un dispositif qui empêche la double dépense (utiliser deux fois une même information pour payer), comme le réseau Bitcoin ou bien un réseau bancaire coordonné par une banque centrale.
[...]
L’économie traditionnelle prétend étudier le fonctionnement de la société mais sans pouvoir définir les grandeurs à mesurer. Avec la thermodynamique, nous pouvons mieux cerner macroscopiquement les notions de monnaie, d’utilité, de bien-être et de création de valeur.
Lire l'article complet sur : e-ducat.
FAQ
Pourquoi dit-on que le Bitcoin est une représentation de l'énergie sous forme d'information ?
Dans le système économique et thermodynamique, la monnaie représente un travail ou une énergie stockée. Le Bitcoin utilise la preuve de travail pour lier directement la création monétaire et la sécurisation du réseau à une dépense d'énergie réelle et mesurable dans le monde physique. Contrairement à l'information numérique classique qui peut être copiée à l'infini, cette attache à l'énergie physique, combinée au protocole Bitcoin, empêche mathématiquement la falsification et le problème de la double dépense sans avoir besoin d'une banque centrale.
La Preuve d'Enjeu (Proof-of-Stake) est-elle réellement plus vertueuse que la Preuve de Travail (Proof-of-Work) ?
L'idée que la preuve d'enjeu est une technologie purement "verte" tandis que la preuve de travail est uniquement "énergivore" est une vision incomplète. La preuve de travail consomme de l'électricité pour ancrer sa sécurité dans la réalité thermodynamique, ce qui rend le réseau inviolable. La preuve d'enjeu, quant à elle, repose sur le verrouillage de capital financier (les promesses de travail futur). Elle déplace le mécanisme de sécurité du domaine de la physique vers le domaine financier, ce qui tend à favoriser la centralisation des pouvoirs économiques entre les mains des plus gros détenteurs de jetons.
Comment le réseau Bitcoin peut-il aider au développement des énergies renouvelables ?
Les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) produisent structurellement des surplus d'électricité intermittents qui sont souvent perdus ou gaspillés car ils ne correspondent pas toujours aux heures de consommation de la population. Le protocole Bitcoin agit comme un acheteur de dernier recours : les mineurs peuvent s'installer directement près des sources de production pour acheminer et monétiser cette énergie excédentaire. En achetant ces surplus inutilisés, le minage améliore la rentabilité financière des infrastructures renouvelables et soutient la transition énergétique.






